Lorsque l’on parle de stress post-traumatique, souvent (et avec raison!), nous pensons aux militaires. Attention : si le concept a beaucoup été étudié par les médecins, psychologues et psychiatres ayant comme sujets des militaires, le phénomène n’est pas exclusif à des situations de guerre. Nous ne sommes pas à l’abri de vivre une situation traumatique pouvant avoir des conséquences considérables sur notre santé mentale au point de développer un état de stress post-traumatique : accident de la route, altercations physiques entre deux collègues,  catastrophe naturelle, vol, maladie de l’un de vos salariés…le trauma peut se manifester par le biais de plusieurs évènements de la vie professionnelle ou personnelle courante.

 

Mais saviez-vous que l’exposition à la souffrance d’autrui est parfois pire que la perception de sa propre souffrance ? Une récente étude de l’armée norvégienne menée avec la participation de plus de 4 000 soldats ayant participé à la guerre d’Afghanistan met en lumière un étonnant phénomène : « L’étude montre que l’exposition à des menaces personnelles conduit souvent à un développement personnel positif. Ce type de traumatisme peut parfois aider l’individu à mieux apprécier la vie, à se rapprocher de ses proches et à avoir davantage confiance en sa capacité à gérer des situations. En revanche, être exposé à la souffrance de l’autre conduit généralement à des sentiments négatifs, une moindre valorisation de la vie, un retrait social et à une perte de confiance à long terme.» Ainsi, vivre un évènement traumatique personnel peut avoir de lourdes conséquences : être le témoin d’un évènement traumatique et assister à la souffrance des autres pourrait être encore plus compliqué à surmonter dans certains cas. (Source : European Journal of Psychotraumatology June 2019 Danger- and non-danger-based stressors and their relations to posttraumatic deprecation or growth in Norwegian veterans deployed to Afghanistan )

 

Mettre en place un soutien psychologique suite à un évènement perturbateur non seulement pour les victimes MAIS aussi pour les témoins peut faire une réelle différence sur la façon dont les répercussions se feront ressentir. Chez Geo-Psy, nous sommes convaincus de l’importance du « déchoquage » des témoins d’accident, d’altercation,etc. Faire intervenir un psychologue auprès des témoins d’évènements perturbateurs pour effectuer un defusing dans les 24h suivant le trauma , puis plus tard sous forme de debriefing peut aider à éviter le développement d’un stress aigü, voir d’un stress post-traumatique aux lourdes conséquences.

Pour en savoir + sur le stress post-traumatique c’est par ici.

Pour consulter les conclusions de l’étude, c’est ici

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