La procrastination - Comment arrêter de tout remettre au lendemain ? Une psychologue nous explique - Comment arrêter de remettre au lendemain ?
Procrastination
Remettre au lendemain

Anne-Sophie SCHVARTZ, psychologue de notre réseau, a répondu à nos questions sur la procrastination.


 

  • La procrastination, qu’est-ce que c’est ?

 

La procrastination peut toucher tout le monde. C’est le fait d’ajourner ou de reporter une tâche à effectuer ou une prise de décision.

Faire la vaisselle, préparer une réunion ou réviser un examen… « Je le ferai demain ! ». On peut aller jusqu’à s’adonner à toutes sortes de tâches périphériques pour ne pas avoir à se colleter à la tâche, celle que l’on doit impérativement accomplir.

Ce phénomène peut survenir aussi bien dans la vie professionnelle que dans la vie personnelle.

 

  • La procrastination est-elle réellement néfaste ?

Procrastiner, c’est se voler son temps et rendre le présent et le lendemain difficile. Pourquoi encombrer soi-même sa charge mentale et alimenter un échec chronique ? Le piège avec la procrastination, c’est de voir arriver la culpabilité et l’anxiété. Celles-ci peuvent, à leur tour, provoquer une démotivation et donc le report de la tâche à accomplir.

Nous pouvons tous, un jour, nous retrouver dans cet état. Nous pouvons, aussi, tous y mettre un terme. Prendre conscience de ce problème et souhaiter le régler avant qu’il ne devienne récurent et qu’il nous handicape dans notre travail, nos relations sociales et dans notre vie en générale est le début de la solution.

 

  • Quelques conseils pour éviter de procrastiner.

Tout d’abord, je vous conseille de faire une liste de tout ce que vous avez à faire. Les petites tâches, comme les plus grosses. Les moins urgentes, comme les plus urgentes. Dès qu’une action est terminée, il est important de la rayer de la liste. Pouvoir visualiser que l’on avance, petit à petit, c’est aussi booster son estime de soi.

Le plus dur au pied d’un escalier qui semble interminable, c’est la 1ère marche. On n’envisage pas la tâche dans son entièreté si elle nous semble insurmontable : un mémoire de fin d’étude à rédiger pour valider son diplôme ? On s’attelle à la mise en page, au titre et au sommaire. Puis on attaque la lecture d’un premier article.

Il faut tromper son mental tout en progressant. On ne se remet pas au sport après les vacances de Noël en se disant que l’on va s’enfermer 1h30 dans la salle de fitness. On commence juste par l’échauffement. Puis pourquoi pas 10 minutes de rameur ou de vélo elliptique. Puis on se met aux pectoraux ou à un exercice basique pour les jambes. Pas à pas, un par un. On prévient notre cerveau que l’on va juste faire une petite action, 10 minutes au plus. Et lorsque c’est fait, on continue avec une autre petite action. On ne s’engage pas sur le problème énorme dans son entièreté, celui que l’on repousse indéfiniment. Il faut séquencer et ruser avec sa volonté ou ses appréhensions.

L’important est de terminer la journée en se disant « J’ai avancé » et ainsi casser toute forme de culpabilité paralysante.