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Connaissez-vous les premiers secours en santé mentale ?

Connaissez-vous les premiers secours en santé mentale ? Ces actions visent à toucher un large public, afin de pouvoir aider des personnes présentant les premières manifestations de troubles psychiques ou en situation de crise. Les premiers secours en santé mentale peuvent nous apprendre à se comporter de façon adaptée et à connaître suffisamment le système de soins et d’accompagnement, le tissu associatif, les acteurs pouvant intervenir pour aider et orienter les personnes présentant des signes de troubles psychiques ou leurs proches, vers un dispositif susceptible d’apporter l’écoute et les soins requis par leur état de santé. En effet,  les troubles psychotiques (schizophrénie, délire),  les conduites addictives (alcool, tabac, drogues), les troubles anxieux (angoisse, crises de panique) ou de l’humeur (bipolarité, dépression) peuvent être mieux soignés s’ils sont identifiés tôt et pris en charge dans les structures adaptées. L’objectif de ce dispositif est donc d’apporter un premier soutien à une personne développant ou souffrant d’un trouble psychique, comme c’est le
cas depuis longtemps pour les gestes et soins d’urgences « physiques », mais aussi de déstigmatiser les troubles psychiques auprès du grand public.

Concrètement, comment reconnaitre les troubles de santé mentale ?

 

Les signes de troubles de santé mentale peuvent être visibles ou non. Voici une liste non-exhaustive de symptômes que vous pouvez remarquer une personne aux prises avec un problème de santé mentale* :

*N’oubliez pas de consulter un professionnel de santé !

Au niveau des sentiments :

• Se sentir désespéré, triste ou pleurer souvent
• Se sentir triste ou irritable pendant plus de deux semaines
• Ressentir des inquiétudes, peurs et anxiétés excessives
• Éprouver des changements d’humeur extrêmes – de très enthousiaste à très déprimé
• Éprouver de l’apathie ou du désintérêt

Au niveau psychique : 

-Avoir des pensées confuses
-Avoir des croyances non conformes à la réalité (délires), ou entendre, voir ou sentir des choses qui ne sont pas là (hallucinations)
-Éprouver des problèmes de concentration et de mémoire, ce qui nuit au travail, aux études ou à la vue quotidienne
-Paraître infatigable, agité

Au niveau des actions :

-Avoir une perte d’intérêt pour les activités qui normalement nous procure normalement du plaisir

-S’isoler de son entourage

-Consommer de l’alcool ou d’autres drogues de façon excessive

-Se négliger
-Pleurer souvent
-Se plaindre de nombreux maux physiques sans cause précise comme des maux de tête ou d’estomac
-Perdre du poids, changer de comportement au niveau de l’alimentation
-Parler de mettre fin à ses jours, de se blesser

Comment se former aux premiers secours en santé mentale ?

Vous pouvez consulter le site de l‘INFIPP  ou encore celui de PSSM (premiers secours en santé mentale France) pour trouver votre formation !

Geo-Psy supporte les sapeurs-pompiers de Lorient !

La team geo-psy était présente lors de la soirée réservée aux partenaires du bal des pompiers de Lorient, le 28 janvier dernier.

L’occasion de visiter leur nouvelle caserne, et de lier des contacts avec les sapeurs-pompiers de la région.

Retour en images :

Bien-être au travail : l’assertivité pour de meilleures relations de travail ?

Les relations de travail : un sujet complexe. Tensions, incompréhensions, non-dits, désaccords…la communication interne et les relations entre collègues peuvent rapidement (et durablement) s’envenimer. Et si nous prenions la résolution en ce début d’année de faire preuve de plus d’assertivité au travail ?

 

L’assertivité, c’est quoi ?

Tout d’abord, expliquons le terme assertivité. Utilisé depuis les années 1950 aux États-Unis par un psychologue new-yorkais (  »assertiveness » ), le concept d’assertivité peut se traduire par le fait d’avoir des réactions justes envers sois-même et envers les autres, un discours honnête, transparent, en ne cherchant pas à cacher la réalité ni à manipuler ses interlocuteurs, juste à s’exprimer librement dans le respect de tous. En bref, avoir des relations basées sur la franchise et la confiance avec les autres et savoir exprimer son point de vue sans écraser ses compères !

Pourquoi l’assertivité peut être utile dans un contexte professionnel ?

L’assertivité peut se révéler un vecteur de confiance en soi. Être transparent et authentique, c’est savoir ce que l’on est et assumer ce que l’on pense et projette. C’est être capable de dire «non» lorsqu’une situation ne nous convient pas, lorsqu’un délai ne pourra être respecté, lorsqu’un document n’est pas à la hauteur de ce qu’il devrait être. Évidemment, cela réduit les malentendus dans l’équipe, comme les choses sont dites ! Ainsi, moins de conflits émergent, et les relations interpersonnelles sont plus efficaces. En affirmant ses droits et en s’affirmant sans agressivité, on éloigne aussi bien souvent les personnalités toxiques et manipulatrices.

Comment développer son assertivité ?

Premièrement, en apprenant à s’aimer et s’assumer. Plus facile à dire qu’à faire, n’est-ce pas ? Être capable d’assumer ses idées et son point de vue et le faire valoir sans agressivité ou impatience, un grand challenge qui demande parfois l’aide de professionnels, comme un thérapeute, un psychologue, ou encore de l’introspection par le yoga, le sport, la méditation, etc… Afin de savoir contrôler ses émotions et son discours, vous pouvez vous former par exemple à la communication non violente  (CNV) !

assertivité

3 questions à mon psy : stress au travail…avez-vous votre liste «ways of coping» sous la main ?

L’équipe Geo-Psy a demandé à Sophie Jabot, psychologue du réseau, de répondre à nos questions sur la gestion du stress au travail :

 

  1. Sophie, comment se manifeste généralement le stress vécu au travail chez les individus ? Y’a-t-il un bon et un mauvais stress dans le cadre du boulot ?

Naturellement, le stress n’est ni bon ni mauvais. C’est juste un élément qui se manifeste et qui va être ressenti par l’individu. En fonction du vécu, du « monde intérieur » de chacun, il va être perçu comme toxique ou motivant. Il n’y a ni bon ni mauvais stress, il y a le facteur stress et chacun a son propre ressenti vis à vis de celui-ci. Pour certains, une remarque de son N+1 sera de l’ordre du challenge, pour d’autres ce sera une phrase frustrante et provoquant de l’inhibition et pour une troisième catégorie, elle n’aura même pas été entendue.

Les réponses classiques sont de trois ordres : la fuite, l’attaque, se figer.

Le stress, qu’il soit au travail ou dans d’autres configurations se manifestent de différentes manières. Dans tous les cas les alertes physiques et physiologiques sont précurseurs. Lorsqu’il devient pesant (stress aigu ou chronique), de multiples symptômes apparaissent : Fatigue, sommeil perturbé, blocages du dos ou douleurs à l’estomac, troubles musculo-squelettiques, maux de têtes, manifestations dermatologiques, maladies à répétitions (le stress fait baisser les défenses immunitaires), douleurs abdo, toutes les parties du corps peuvent être atteintes…

Si les stresseurs perdurent, s’ajoutent les manifestations psychologiques : ruminations, troubles de l’humeur, émotions exacerbées, crises d’angoisses, anxiété, peurs, phobies, mal-être, reviviscence de scènes traumatiques, pathologies psychiques, idées noires….

En découlent des difficultés de concentration, des erreurs dans le travail, un ralentissement ou une agitation dans l’exercice de ses activités, un repli sur soi-même, une dévalorisation de ses compétences, un travail qualitatif de moins bonne qualité alors que le temps passé au travail pourra être supérieur.

 

  1. Face à ces situations, sommes-nous égaux ? Pouvons-nos mettre en place des actions ou des stratégies pour nous protéger des effets néfastes du stress au travail ?

Tout comme la santé ou nos seuils de limites à supporter la douleur physique, nous ne sommes pas égaux face au stress. Notre capacité à y répondre dépend de multiples facteurs personnels et environnementaux. Tout dépend de notre stock de ressources et de la quantité, intensité de stress qui contrebalance. Cependant, nous avons tous la possibilité de mettre en place des stratégies pour contrecarrer les effets que nous considérons toxiques face au stress au travail. Ainsi, connaître nos ressources personnelles et notre stock de bonus environnementaux (famille,amis, collègues, supérieurs) permet de faire un état des lieux (check list) de nos possibilités.

Nous avons tous des routines de vie et des stratégies d’adaptations privilégiées.Il s’avère que l’humain aime bien s’économiser et pour des raisons pratiques et de simplicité, nous allons reproduire voire dupliquer une solution et ce, quelle que soit la situation rencontrée (même si avec un peu de réflexion, cette solution n’est pas optimale, elle reste à nos yeux économique car bien rodée dans nos habitudes). Nous pouvons donc, bien entendu mettre des stratégies de lutte contre le stress, à condition que ces dernières soient efficaces et que le remède ne soit pas pire que le mal. Les individus déploient parfois beaucoup d’énergie à s’en sortir mais faute de stratégies adaptées, ils continuent de s’épuiser, d’où l’intérêt d’identifier comment on fonctionne.

 

  1. Dans le cas du stress au travail : devrions-nous concentrer nos énergies sur les  »ways of coping » centrées sur le problème, ou sur les émotions ?

Empiriquement, les deux voies royales de « ways of coping » sont la stratégie centrée sur le problème (une situation-problème apparaît et je traite le factuel pour aller à la solution) et la stratégie centrée sur les émotions (une situation-problème apparaît et je régule d’abord les émotions qui y sont associées).

Premièrement, cela induit qu’on ait identifié comment on fonctionne… Des tests existent dont la WCC de Lazarus et Folkman permettent d’identifier notre stratégie privilégiée. Mais, il est possible que nous soyons suffisamment souples pour alterner les stratégies et n’oublions pas l’importance (voir l’influence) de l’environnement et du soutien social. Secundo, ces outils sont des supports intéressant à travailler afin d’approfondir notre connaissance sur nous-même et en situation de travail et il est important de les connaître et de les utiliser.

Si ces tests donnent un aperçu, il faut bien comprendre qu’ils ne sont valables qu’à l’instant t et dans le cadre de passation du test. S’y accrocher pour répondre à toutes problématiques, c’est comme vouloir utiliser une bouée de sauvetage y compris au sommet de l’Himalaya…La meilleure des préventions pour lutter contre le stress au travail est de se positionner le plus en amont possible afin d’anticiper et de circonscrire les principaux stresseurs. Il ne faut plus se lancer dans des batteries de questionnaires, tests ou autres démarches de qualité au travail juste pour le decorum mais faire que le travail lui-même (organisation, répartition des tâches, rémunération, recrutement, RH, ligne managériale,) soit qualitatif, à l’écoute et avec des process régulièrement revus. Revenir aux fondamentaux d’une entreprise (des boss qui dirigent, du sens au travail, de l’équité, une rémunération en cohérence avec son activité, respect, politesse,!), c’est déjà de la qualité de vie au travail et donc une limitation des stresseurs qui viennent polluer les compétences de tous les humains constituant une entreprise.

 

*Merci à Sophie Jabot, psychologue !